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Canada côte est
Nouvelle-Écosse 2
Juin 2012
Forteresse de Louisbourg et Parc des Hautes Terres de Cap Breton
Forteresse de Louisbourg : ici s'est joué une partie de l'Histoire de France
Aujourd'hui, ce sera cours d'Histoire pour les enfants.La forteresse de Louisbourg, surnommée au XVIIIe siècle la «Gibraltar de l’Amérique du Nord» était la plus importante place forte française de la région.
Cette forteresse se trouvait sur l’Île-Royale, appelée aujourd’hui Île du Cap-Breton (Cape Breton en anglais), en Nouvelle-Écosse.
La construction de Louisbourg, commencée en 1719, s’achève vers 1743.
Les coûts sont tellement élevés que Louis XV se plaint : «Est-ce que les rues y sont pavées d’or? Va-t-on voir bientôt poindre ses tours à l’horizon de Paris ?»
Notre roi n'a pas assez bien compris l’importance de la forteresse. Il en retirait essentiellement les revenus de la pêche à la morue (3 fois le prix de la fourrure, à l'époque!) et délaissa ses soldats, enrolés dès 14 ans en France pour traverser l'Atlantique pendans 16 semaines et payés ici une misère.
C'est ainsi que vers 1725, la nouvelle ville était déjà devenue un des principaux ports de pêche de la région.
C’était aussi une base de ravitaillement, de réparation et de repos pour les corsaires français qui attaquaient les navires marchands anglais dans l’Atlantique Nord, et un centre d’entraînement de la flotte française y fut créé.
En 1745, deux ans après la fin des travaux, la forteresse fut prise par les Anglais suite à un siège de 46 jours. C'est en encerclant la forteresse et en affamant nos soldats que ceux-ci levèrent le drapeau blanc de la défaite.
On raconte (peut-être pour faire plaisir aux français), que les Anglais pensaient également depuis deux jours à se rendre, par manque de vivres...
En 1748, conformément au Traité d’Aix-La-Chapelle, Louisbourg a été restituée à la France. Mais au cours des 10 années suivantes, rien n’a été fait pour neutraliser la menace que représentaient les monts autour de la ville: aucun poste, aucune redoute n’y a été construit, aucune installation pour empêcher la montée des canons.
On est pas français pour rien!
En 1758, les français comptent 10 navires dans le port.
Au petit matin, ils voient pointer 150 navires britanniques. Nos positions de canons sont les mêmes que 13 ans auparavant (les français sont vraiment des gros fainéants...)
Le siège durera 2 mois. encore une fois, les Anglais réussissent à affamer nos soldats.
La forteresse devenue anglaise fut totalement rasée par les Britanniques, car ils s'étaient entre temps établis à Halifax.
C'est ici que la conquête française en Amérique du Nord s'est arrêtée.
Les Canadiens ont investi plus de 20 millions de dollars pour, dès 1960, reconstruire à l'identique un quart du site historique.La visite est superbe et nous profitons d'un guide francophone passionnant pendant plus de 2 heures.
Les enfants sont ravis : visite des maisons, coup de canon de midi, échange (en français) avec les guides en costume d'époque.
Malgré un brouillard terrible, nous en profitons un max!
Nous reprenons le Camping-car pour 1 heure de route et dénichons, après une piste de 10 kms, une plage improbable. Ce sera notre premier feu de camp.
Merci à mon frère Pierre pour sa technique du Tipi qui fonctionne à merveille. Première grillade on the beach!
Vers 23h, nous entendons des bruits à l'éxtérieur : ce sont des pêcheurs qui, via une technique (subtile?), remplissent leur seaux de poissons avec seulement 2 épuisettes.
Le lendemain, nous rencontrons le "Director" d'un "Summer Camp" pour enfants canadiens. Le gars a moins de 30 ans.
16h. Tout le personnel quitte le camp. Il nous laisse les clés de sa laverie, en totale confiance. Impensable en France!
Nous en profitons pour effectuer notre premier plein d'eau et faire 3 grosses machines de linge sale!
Sur les conseils de ce jeune Directeur, nous partons faire une ballade d'une heure en pleine fôret (hyper dense), à proximité immédiate de la mer. Les enfants suivent avec entrain. C'est agréable de les voir si motivés. Impensable en France!
Parc National des Hautes Terres de Cap Breton
Direction notre premier Parc National au Canada.C’est par la célèbre piste Cabot que nous arrivons à Chéticamp, petit bourg qui marque l’entrée Ouest du Parc. C'est la première fois que nous passons une nuit en Camping « officiel » depuis notre arrivée au Canada : on a le droit à un endroit de «rêve». Même si l’eau est à 14°, nous profitons d’une vue époustouflante sur l’Océan et les enfants découvrent les phoques au large (Merci les parents de nous avoir prêté vos jumelles !!!)
Le lendemain, Direction Pleasant Bay à la Découverte des Baleines ! Nous passerons 2 heures à bord du Zodiac de Gilles, notre Captain pour l’occasion et rencontrerons essentiellement des rorquals communs : 26 mètres de long, une vitesse moyenne de 35 km/h et une espérance de vie de 90 ans. C’est le deuxième plus grand animal vivant sur la planète et il est à moins de 10 mètres de notre petite embarcation… Jusqu’ici tout va bien !
Nous finirons la journée par une grande randonnée, le SKYLINE Trail, qui nous promet de découvrir Coyotes, Ours et Orignaux.
Et chez les Guyot, on est trop forts !
On réussira à faire marcher les 3 monstres pendant 7,5kms et à découvrir… quelques plantes !
Pas une seule bébête à l’horizon. Pas de coyote, au grand damne d’Alexandre et Juliette qui avaient rempli leurs poches de grosses pierres (voir la photo du panneau pour comprendre comment se défendre en cas d’attaque).
On vous fait quand même découvrir le superbe coloriage d’Orignal réalisé par Alice en guise de trophée !
Nous rencontrerons quelques mouches noires (pratiquement invisibles) qui adorent piquer les corps au sang chaud (c'est à dire nous!).
On a donc décidé, comme tout bon nordiste, de sortir les "KWAY" pour protéger les enfants (surtout les têtes).
Henri aura pour sa part droit à 5 belles morsures dans le cuir chevelu. Rien de bien méchant sur le coup mais super déguisement ElephantMan le lendemain!
















































































